Bloc porteur en béton de miscanthus

Bloc porteur en béton de miscanthus

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Impliqués dans des démarches volontaires en faveur de l’éco-construction, Ciments Calcia et Alkern ont uni leurs expertises pour concevoir un bloc porteur en béton fait à partir d’une plante : le miscanthus. Porté par Biomis G3, association œuvrant depuis 4 ans à réunir partenaires institutionnels, agricoles et industriels, ce matériau de construction biosourcé est constitué à 60% en moyenne de broyats de miscanthus en substitution des granulats naturels. Il permet d’économiser une ressource naturelle non renouvelable, le granulat, en la substituant par une ressource naturelle renouvelable, le miscanthus. À terme, sa fabrication locale et son transport sur de courtes distances favoriseront encore la réduction de l’empreinte environnementale des bâtiments.
Ce bloc porteur en béton de miscanthus annonce une résistance caractéristique de 3 MPa et offre une résistance thermique de R = 0,7 m².K/W attestant d’une capacité isolante, en phase avec les réglementations en vigueur et à venir (RT 2012 et future RBR 2020). Il satisfait aux exigences de confort acoustique avec une atténuation des bruits de 54 dB mur nu enduit une face et présente une tenue au feu affichée de 4 heures. Le béton de miscanthus prévoit d’intégrer une gamme complète allant du bloc standard au bloc poteau, en passant par la planelle isolée et des éléments de chaînage horizontal.

Des enjeux territoriaux et agricoles

Miscanthus

Miscanthus.
DR Novabiom

Plante pérenne originaire d’Asie dont la production s’échelonne sur une durée de 15 à 20 ans sans ressemer ni engrais, le miscanthus se révèle productif (10 tonnes par hectare) et résistant. Avec un fort potentiel de biomasse, cette graminée stérile à rhizomes non traçants peut être utilisée, après transformation, comme bioénergie ou biomatériau pour des applications industrielles. Le fait que sa culture s’adapte aux terres polluées, dégradées ou délaissées, s’avère un atout. Elle n’entre pas en concurrence avec l’agriculture alimentaire ; la production de miscanthus s’inscrit au contraire en complément de ressources et débouchés économiques pour les agriculteurs (sa récolte intervenant en mars-avril, en décalé avec toutes les autres cultures).
Avec près de 450 ha plantés dans la région châlonnaise, les coopératives du territoire se sont résolument engagées tout comme bon nombre d’industriels en vue de structurer une filière régionale complète et boucler le cercle vertueux de la bioéconomie locale : élaborer, ensemble, des produits biosourcés performants à base de miscanthus et les positionner sur les marchés, avec des applications en construction et énergie, mais aussi en plasturgie automobile, aéronautique et cosmétique. « La culture du miscanthus peut devenir intéressante pour les agriculteurs, car cette plante consomme très peu d’intrants, reste au moins 10 ans en place, et permet une agriculture sous forte contrainte environnementale. Elle sera possible si tous les acteurs des filières naissantes de production de matériaux agro-sourcés s’entendent pour construire une chaîne de valeur permettant une rentabilité partagée, au bénéfice d’une économie locale nouvelle », déclare Jean-Marc Dupré, membre du Bureau d’Axéréal, administrateur FRCA (Fédération régionale des coopératives d’Île-de-France).
Le premier chantier démarrera en février 2018 à Chanteloup-en-Brie (Seine-et-Marne). Ce projet prévoit la construction de 46 logements sociaux avec mise en œuvre des blocs porteurs en béton de miscanthus sur 1 700 m² de façade, soit 50 tonnes de miscanthus.

O.R.

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